Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 21:50

ATTENTION, DANGER ! 3 PERMIS ABROGÉS, 61 RESTENT AUX PÉTROLIERS 

Pour demander l'abrogation de TOUS les permis, les collectifs d’Île-de-France et de Picardie organisent un rassemblement citoyen  à la Ferté-sous-Jouarre le 23 octobre à 15 heures.  

 

 

 

 

                                           

 

 

 

La seule méthode rentable pour extraire le gaz et le pétrole (huile) de schiste est la fracturation hydraulique, même si les industriels changent son nom !  Extrêmement polluante, elle utilise d’énormes quantités d’eau, mélangée à du sable et d’adjuvants chimiques, injectée dans les puits à très haute pression. Les risques de graves pollutions de l’eau, de l’air et des sols sont avérés

La  loi adoptée le 13 juillet 2011 interdit le recours à la fracturation hydraulique, mais elle ne met pas en œuvre les garanties permettant de nous protéger effectivement des risques sanitaires et écologiques.  Les lobbies pétroliers restent convaincus de pouvoir exploiter la roche mère. Si 3 permis ont été abrogés (Nant, Montélimar et Villeneuve de Berg), sur les 61 permis restants, de nombreux autres concernent des gisements d’huile et de gaz de schiste, notamment en Seine-et-Marne !  

Pour demander l'abrogation de TOUS les permis, les collectifs d’Île-de-France et de Picardie organisent un rassemblement citoyen  à la Ferté-sous-Jouarre le 23 octobre à 15 heures. 

Venez nombreux ! 

 

 

Par Collectif D'un plateau à l'autre
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 20:29

 

Un ECADIM (étude de cas à dimension multiple est une idée originale de l'Alliance internationale Terre Citoyenne) réalisé par Roger Moreau, Association des peuples de Montagne du Monde- APMM (http://www.terre-citoyenne.org).



Pour télécharger le dossier cliquer sur les liens suivant:

http://www.scribd.com/doc/53560552/ECADIM-Moreau-APMM-FPH-VF


http://www.terre-citoyenne.org/fr/des-ressources/ecadims/minerie-a-grande-echelle-a-jujuy.html

Les technologies mises en œuvre de manière massive et croissante par l’extraction minière métallifère à grande échelle dans des régions du tiers monde écologiquement fragiles et socialement vulnérables telles que les montagnes et les plaines arides, constituent l’une des manifestations les plus graves du système néocolonial globalisé. La Province argentine andine de Jujuy est particulièrement significative de cette agression intolérable et des nécessaires et possibles mobilisations sociales de Résistance.

  

Par Collectif D'un plateau à l'autre
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 22:58

 

Appel à soutien des “Vecinos autoconvocados”, habitants autoconvoqués de Tilcara, qui résistent aux projets miniers dans la région de “Quebrada et Puna” de l’extrême Nord de l’Argentine

 

 

 

Nous sommes les “habitants  autoconvoqués” de Tilcara et Juella, villages situés dans une vallée andine de l’extrême nord de l’Argentine (la “quebrada” de Humahuaca).

 

Toute la Cordillère des Andes est, depuis quelques années, l’objet d’une agression sans précédent de la part de sociétés minières transnationales qui détruisent DÉFINITIVEMENT non seulement l’environnement, mais aussi les communautés agropastorales, leurs cultures et leur identité. On dénombre une centaine de foyers de résistance aux projets miniers, la « grosse affaire » de ces dernières années en Argentine et dans d'autres pays d'Amérique du Sud, à travers laquelle le monstre néocolonial se révèle à beaucoup (bien que pas à tous, loin de là) dans toute son énormité, tout en prêtant le flanc à nos attaques, lilliputiennes certes, mais parfois efficaces.

 

Dans notre vallée, nous luttons contre un projet de mine d’uranium, contre plusieurs projets de mines métallifères à ciel ouvert et contre l’extraction de lithium (sur le haut plateau de la Puna). À Tilcara, nous avons réussi, grâce à une mobilisation spontanée des communautés paysannes/indigènes, à suspendre, mais suspendre seulement pour le moment, les prospections d'uranium à 10Km du village. En même temps, nous avons engagé une action judiciaire qui a été rejetée en première instance. En deuxième instance (cour d’appel), en avril dernier, le tribunal supérieur de notre province, a donné tort au premier tribunal, sans pour autant donner son aval à notre demande d'annulation des permis de prospection. Cependant, l'un des quatre juges, Hector Tizón, grand écrivain argentin, a développé, huit jours avant de prendre sa retraite, une argumentation nous justifiant et se situant pleinement dans le paradigme du droit environnemental jusqu'ici jamais appliqué en matière d'industrie minière (« régie » par le code des mines), et opérant de la sorte un saut qualitatif considérable dans notre sens. Ce jugement a été considéré par la presse comme une victoire des "autoconvoqués" de Tilcara. Le jugement rendu par Tizon, non contesté par les quatre autres juges (qui pourtant nous sont défavorables), nous permet de porter notre demande devant la cour suprême nationale avec une argumentation susceptible de faire jurisprudence. Nous aurions pu accepter de retourner devant la première instance comme l'a demandé le tribunal supérieur et c'est sans doute ce que nous aurions fait s'il ne s'était agi que de Tilcara. Mais nous avons jugé que si la cour suprême nous était favorable, le jugement rendu par Tizón constituerait un précédent et servirait à toutes les luttes contre les méga-mines du pays.  L'enjeu est considérable.

 

Ces démarches juridiques et nos actions d’information et de mobilisation dépassent nos moyens. L’internationalisation de la lutte est pour nous un impératif. L’agression est transnationale, exercée par des entreprises qui viennent dans les pays du Sud non seulement parce qu’il y reste des minéraux, mais aussi parce que les lois n’y sont pas respectées. Nous ne pourrons aller au-delà de la simple protestation et parvenir à donner un véritable coup d’arrêt à la spoliation sans l’aide des militants du Nord.  De même que les entreprises minières du Canada, d'Australie, de Chine, de France, des Etats-Unis, etc. disposent de complicités locales dans le Sud, si l’on veut rendre le combat moins inégal, la Résistance aussi doit avoir des « complices » dans les pays du Nord.

 

C’est pour cela que nous faisons appel à toutes les bonnes volontés à prendre contact avec nous à travers le Collectif D’un plateau à l’autre pour que nous puissions réfléchir ensemble à de possibles actions : recherche de soutiens financiers (les actions en justice que nous menons nécessitent de fonds importants), organisation d’événements et débats afin de diffuser et d’approfondir cette problématique en Europe et envisager des articulations entre les différentes luttes sociales et environnementales des deux côtés de l’Atlantique, et dire non à ce modèle de développement dont nous sommes tous victimes. 

 

Un grand merci

D’un plateau à l’autre

Vous pouvez également nous apporter directement un soutien financier par le biais d’un versement sur le compte de CANVA.

Dans ce cas, merci de bien vouloir porter la mention « D’un plateau à l’autre »au dos de votre chèque

 

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Par Collectif D'un plateau à l'autre
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 14:27

Paris, 10 novembre 2010

Madame Michèle LEVY-GIGONDAN, Présidente Directrice Générale de Red Mineral Corporation,

Guy, Pierre GIGONDAN – Président d’honneur de  Red Mineral Corporation,

 

Nous voudrions vous faire part de notre plus profonde préoccupation quant au sujet de l’activité de prospection minière que votre entreprise, Red Mineral Corporation (RMC), mène dans la vallée d’Ongamira, située dans la province de Córdoba, en Argentine, où nous savons que vous avez projeté de prospecter sur 11.000 hectares de superficie. Notre préoccupation se fait écho de celle de nos amis de diverses localités des Sierras de Córdoba, qui, ensemble avec les voisins de Ongamira, ont formé depuis 2003 une assemblée autoconvoquée et qui sont totalement opposés à ce que le projet de votre entreprise voie le jour.

En répondant à l’appel de nos amis, nous avons enquêté sur vos activités et nous nous sommes rendus dans la vallée d’Ongamira et les vallées limitrophes. C’est donc en connaissance de cause que nous nous dirigeons à vous, en tant que citoyens français, afin de mieux connaître vos intentions dans cette région de l’Argentine, tout comme pour vous expliquer les fondements de notre préoccupation.

En Argentine, il n’existe pas de consensus au sujet de l’industrie d’extraction de métaux à ciel ouvert avec utilisation de substances toxiques : l’existence de nombreuses assemblées de voisins autoconvoqués, qui, dans tout le pays,  s’opposent aux projets miniers, en est la preuve. Le travail de ces assemblées a abouti à l’adoption des lois provinciales interdisant ce type d’activités dans 7 provinces argentines, et la Province de Córdoba en fait partie. Au niveau national, la remise en question de l’industrie minière est de plus en plus forte, comme en témoigne non seulement l’approbation de la loi de protection des glaciers, mais aussi l’existence d’une proposition de loi de prohibition de l’industrie d’extraction de métaux à ciel ouvert avec utilisation de substances toxiques dans l’ensemble du pays, appuyée par des milliers de signatures des citoyens argentins.

De ce fait, nous sommes préoccupés de savoir qu’une entreprise française promeut une activité illégale et agit en violant la loi provinciale N° 9526 qui interdit « sur l’ensemble du territoire de la Province de Córdoba, l’activité minière métallifère réalisée à ciel ouvert et dans toutes ces étapes, constituées par prospection, exploration, exploitation, développement, préparation et stockage de substances toxiques ». Cette loi, promulguée en 2008, est en vigueur depuis deux ans. Malgré cela, Red Mineral Corporation n’a pas suspendu ses activités.

Nous voudrions également vous mettre en garde au sujet de l’an de vos associés, M. Rafael Vaggione, dont le travail de conseiller juridique de votre entreprise nous paraît peu professionnel et contraire à l’éthique. En effet, non seulement, apparemment, il ne vous a pas mis en garde contre l’illégalité de la poursuite de vos activités malgré une loi qui interdit l’activité minière dans la province, mais en plus de cela, il est en train de mettre en place une stratégie douteuse en demandant l’inconstitutionnalité de la dite loi, alors que celle-ci avait été votée par l’unanimité des représentants du peuple.

En effet, l’activité minière a déjà provoqué en Argentine des dommages socio-environnementaux irrémédiables: pollution de l’eau, de l’air et des sols, destruction des territoires, violation des droits de l’homme. De nombreux études scientifiques, films documentaires et témoignages des habitants apportent des preuves de ces dommages et nous avons à votre disposition tout le matériel qui pourrait vous intéresser. Nous imaginons qu’il vous serait insupportable de voir vos propres enfants empoisonnés par l’eau polluée au cyanure, à l’arsénique et aux autres métaux lourds, à cause d’une hypothétique exploitation minière à ciel ouvert à Aix en Provence. Nous faisons donc appel à votre sensibilité qui devrait vous faire comprendre la grande préoccupation de nos amis des Sierras de Córdoba.

Dans la vallée d’Ongamira, au-delà de l’irrémédiable pollution que provoquerait une mine à ciel ouvert, l’impact le plus grave sera l’épuisement des ressources hydriques, déjà extrêmement rares. Ongamira est une zone semi-aride, où la pluviométrie est de quelques 700 millimètres annuels seulement (600 millimètres en moyenne dans les trois dernières années). Ces données mettent les habitants en alerte et les poussent à être plus que préoccupés par le thème de l’eau, d’autant plus que la population de la région continue à croître. Dans ce contexte, il est logique que les habitants des Sierras de Córdoba considèrent l’extraction de métaux à ciel ouvert comme une activité dangereuse à cause des grandes quantités d’eau que celle-ci utilise et pollue. L’activité minière risque d’affecter les bassins hydriques de la zone et d’aboutir à la destruction des activités traditionnelles: tourisme écologique et culturel, agriculture et élevage familiaux, activités qui correspondent au type de développement choisi par les habitants et sanctionné par une loi. De même, une exploitation minière à cet endroit détruira un patrimoine culturel et archéologique de grande importance pour les habitants originaires de la zone et pour l’ensemble des habitants de la province : en effet, la vallée d’Ongamira a été déclarée par les citoyens de Córdoba comme l’une des « Sept Merveilles Naturelles de Cordoba » (sondage réalisé par le quotidien La Voz del Interior). Pour toutes ces raisons, la majorité des habitants des Sierras de Cordoba sont en total désaccord avec les projets miniers, et en particulier avec le projet mené par votre entreprise.

En tant que citoyens français, nous voudrions vous faire part de notre indignation face à l’idée qu’une entreprise française puisse agir illégalement dans un pays étranger et passer au-dessus des souhaits des habitants de la zone où elle projette mener à bout ses activités. De même, l’idée qu’une entreprise puisse causer dans d’autres pays les dommages qu’elle n’aurait jamais causés chez elle est tout-à-fait contraire à notre conception de justice et d’éthique.

Les habitants des Sierras de Cordoba sont disposés à continuer à résister à votre projet, en redoublant les efforts et en exigeant l’application de la loi que votre entreprise est en train de violer. Le conflit social qui es en train de se développer et qui va à continuer en s’amplifiant risque de mettre de plus en plus en danger la sécurité de votre investissement. Même si ce n’est que par souci de chercher une majeure rentabilité, ne vous parait-il pas plus raisonnable de réorienter vos investissements dans la province de Córdoba dans un secteur plus éthique et correspondant au type de développement choisi par les habitants, qui présenterait aussi des risques bien mineurs pour votre propre entreprise?

Nous vous remercions par avance pour la réponse que vous voudriez bien apporter à ce courrier,

                                                                      Les collectifs Aldeah et D'un plateau à l'autre 

 

Par Collectif D'un plateau à l'autre
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Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 00:00

La réponse sociale face au boom minier au Pérou 

 

Conférence-débat avec José de Echave Cáceres,

 

Docteur en économie et professeur à l'Université du Pacifique, spécialiste des impacts socio-environnementaux de l’industrie minière, co-fondateur de CooperAcción et membre du réseau Muqui (Pérou)

 

1er décembre, de 18h30 à 20h30

à la Maison de l’Amérique latine, 217, Boulevard Saint-Germain 75007 PARIS (Metro Solférino)

 

Comme dans d’autres pays d’Amérique latine, au Pérou, l’industrie minière est à l’origine d’un grand nombre de conflits sociaux. Son avancée sur de nouveaux territoires menace les droits des communautés indigènes, paysannes et urbaines et rentre en compétition avec ces populations pour l’accès aux ressources vitales comme l’eau et la terre. Les habitants de quatre provinces de Piura et de Cajamarca ont dit « non » aux projets miniers et cherchent à faire respecter leur décision. Des deux côtés de l’Atlantique, il est urgent d’engager une discussion sur le modèle de « développement » économique basé sur l’extraction des matières premières au Sud et leur consommation au Nord, inéquitable dans la distribution des bénéfices et causant de graves dommages pour les populations locales.  

 

     Conférence organisée par France Amérique latine (FAL) et le collectif ALDEAH. D’autres organisations, dont AITEC et Survival France, participeront au débat.

Entrée libre

Contact : anna.bednik@franceameriquelatine.fr

FAL : www.franceameriquelatine.org

ALDEAH : www.aldeah.org

 

¿Mineria en el paraiso?/Industrie minière au paradis?

 

Zones libres de l’industrie minière

www.mininginparadise.org

 

Campagne internationale dont l’objectif est de soutenir les organisations sociales des quatre provinces du nord du Pérou (Ayabaca, Huancabamba, Jaén et San  Ignacio) qui, après de fortes mobilisations populaires, ont déclaré leurs territoires interdits à l’activité minière. La campagne est menée par le Front pour le Développement Durable de la Frontière Nord du Pérou (FDSFNP), la red Muqui (Pérou) et le Comité Technique Académique (de recherche) pour l’Aide aux Problèmes de l’Environnement (CATAPA, Belgique)

 

Signez la pétition : www.mininginparadise.org/fr/node/48

 

Par Collectif D'un plateau à l'autre
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