ACTION URGENTE – Non au projet minier d’Agua Rica (Argentine)

Publié le par Collectif D'un plateau à l'autre

 

ACTION URGENTE – Non au projet minier d’Agua Rica (Argentine)

 

Envoyez un message aux autorités argentines et canadiennes pour manifester votre soutien aux habitants d’Andalgala, province de Catamarca (Argentine) et dire « Non » au projet minier d’Agua Rica.

Cliquez ici : http://www.aldeah.org/fr/action-urgent-non-au-projet-dexploitation-miniere-dagua-rica-andalgala-argentine


Cette première semaine de septembre marque l’expiration de l’ultimatum lancé par les habitats d’Andalgala (Province de Catamarca, Argentine) à l’entreprise canadienne Yamana Gold pour qu’elle se retire de la ville. Les habitants d’Andalgala, qui souffrent déjà des impacts de l’exploitation minière Bajo de la Alumbrera, située à 35 kilomètres de la ville à vol d’oiseau, sont, dans leur grande majorité, en total désaccord avec les projets miniers en cours de lancement, dont celui d’Agua Rica (projet d’exploitation de cuivre, d’or et de molybdène, à 16 km de la ville), celui de Filo Colorado (exploitation d’uranium, à 9 km) et tous les autres projets de prospection minière qui recouvrent la quasi-intégralité de la superficie de la ville (l’un d’entre eux, dénommé Pilciao 16, se trouve sous la place principale !).

Les voisins autoconvoqués d’Andalgala, qui, depuis le 14 décembre 2009, ont formé une assemblée permanente (l’assemblée de l’Algarrobo), ont été brutalement réprimés le 15 février par la police et l’infanterie. Aujourd’hui, nombre d’entre eux sont prêts à donner leur vie afin d’empêcher ces exploitations destructrices. Le risque d’une nouvelle répression est réel. Aujourd’hui, plus que jamais, il s’agit de démontrer aux autorités et à l’entreprise Yamana Gold, qu’il n’existe pas à Andalgala de « Licence sociale » (l’accord de la communauté) pour l’activité minière.

La participation de chacun d’entre vous est importante, non seulement pour affirmer votre soutien aux auto-convoqués d’Andalgala, mais aussi pour montrer que depuis l’Argentine, depuis l’Amérique du Sud, et depuis le monde entier, nous sommes préoccupés et concernés par ce qui va se passer à Andalgala lors des prochains jours.

Non à un second 15 février !

Merci pour votre soutien et votre participation ! Interpellons les autorités argentines concernées et l’équipe dirigeante de l’entreprise Yamana Gold en leur envoyant un courrier électronique :http://www.aldeah.org/fr/action-urgent-non-au-projet-dexploitation-miniere-dagua-rica-andalgala-argentine

 

 

Appel de l’Assemblée de l’Algarrobo

Agua Rica Yamana Gold est une entreprise multinationale aux capitaux majoritairement canadiens qui projette de s´installer sur le Nevado Del Aconquija (sanctuaire de la nature, essence de notre culture et source d’eau), à seulement 16 km du centre de la ville d´Andalgala.

Les voisins autoconvoqués de Andalgala disent  “Oui à la vie et Non à l´industrie minière”.

En Catamarca, une province du Nord-Ouest argentin, nous connaissons déjà les effets néfastes de l´industrie minière : après 15 années  d´exploitation, la mine Bajo la Alumbrera, avec ses 2 km de profondeur, ne laisse derrière elle que promesses, déceptions, destructions, maladies, corruption … et contamination.
 
La souffrance d’un peuple pour l´enrichissement d´un petit nombre…
 
Entre le Chili et l´Argentine, sur la Cordillère des Andes - système de captation de l´eau douce, fondamental pour l´écosystème mondial -, on compte près de 600 projets de mines à ciel ouvert risquant de saccager les montagnes, les cours d´eau, mais aussi les glaciers. L´Assemblée El Algarrobo d’Andalgala s´oppose à ces projets pour défendre l´eau, de véritables sources de travail, les économies régionales, les cultures locales, ainsi que les droits de la nature et de l´homme.
Les gouvernements nationaux, provinciaux et municipaux, bien souvent complices des entreprises multinationales, regardent du côté opposé parce qu’ils font des affaires ! Loin de défendre le peuple, en recourant à la violente d’Etat, ils criminalisent les protestations. En respectant la devise « diviser pour mieux régner », ils affrontent les voisins auto-convoqués, les familles et le peuple.

 L´eau est un droit de l’homme! Qu’Agua Rica- Yamana Gold s en aille! Assez de cette industrie minière polluante et destructrice ! Participez à cette campagne à nos côtés. Merci.

http://www.aldeah.org/fr/action-urgent-non-au-projet-dexploitation-miniere-dagua-rica-andalgala-argentine 

 

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TEXTE DE LA LETTRE

Mesdames et Messieurs :
Cristina Fernández de Kirchner, Présidente de l’Argentine ;

Eduardo Brizuela del Moral, Gouverneur de la province de Catamarca;
Directeur National de l’industrie minière,

Secrétaire de l’environnement et du développement durable;

Sénateurs et députés intégrants de la commission de l’industrie minière;
Directeur de l’industrie minière et Secrétaire d’Etat à l’industrie minière de la province de Catamarca;

Ministre de l’environnement du Canada,

Responsables de l’entreprise Agua Rica Yamana Gold,

Je me permets de m’adresser à vous pour vous manifester ma plus grande inquiétude au sujet de la préoccupante situation que vivent en ce moment les habitants d’Andalgala (province de Catamarca, Argentine). Je sais que la majeure partie de la population d’Andalgala est en total désaccord avec les projets miniers qui s’étendent sur les montagnes environnantes et jusqu’à dans la ville même. Je sais qu’en ce moment Andalgala connait une série de mobilisations pacifiques qui rejettent avec vigueur ces projets miniers, en particulier celui d’Agua Rica, projet d’exploitation de cuivre, de molybdène et d’or, mené par l’entreprise Yamana Gold et situé à 17 km de la ville. Ces mobilisations, tout comme la mobilisation permanente de l’assemblée de l’Algarrobo, démontrent que l’activité minière ne détient pas à Andalgala de « licence sociale », à savoir l’accord de la population locale.

De là d’où je vous écris, je fais mienne la préoccupation des habitants d’Andalgala. Le caractère irrémédiablement destructeur de la technique d’exploitation minière à ciel ouvert, qui utilise d’énormes quantités d’énergie, d’eau et de produits hautement toxiques, est prouvé par de nombreux documents scientifiques et universitaires. Quelques exemples tristement célèbres parlent d’eux-mêmes, comme ceux de Cerro de Pasco (Junin) et Yanacocha (Cajamarca) au Pérou, ou encore d’Abra Pampa (Jujuy) et de Bajo de la Alumbrera (Catamarca) en Argentine (les habitants d’Andalgala souffrent déjà des impacts de cette dernière). L’ouverture d’une nouvelle mine à ciel ouvert à Catamarca amènerait un certain type de développement pour une minorité (emplois de courte durée), mais pour la majorité, ce « développement » serait surtout : pollution des eaux, de l’air et des sols ; utilisation par l’industrie minière d’énormes quantités d’eau (ressource qui manque dans la région) ; de graves impacts pour l’environnement naturel, social et culturel et la santé des populations ; appauvrissement dû à la disparition des activités traditionnelles ; croissance de la prostitution, de l’alcoolisme, de la délinquance… De même, est notoire le caractère spoliateur de ce type d’extraction, mise en œuvre par des entreprises internationales bénéficiant de scandaleuses exemptions fiscales, de privilèges énergétiques, et utilisant massivement les ressources et les réserves hydriques.  

Comme je l’aurais fait si un projet similaire était développé chez moi, en me solidarisant avec les habitants d’Andalgala, je vous prie de bien vouloir écouter leurs demandes et de mettre terme aux projets d’Agua Rica, de Filo Colorado, de Pilciao 16 et de tous les autres. Ensemble avec les habitants d’Andalgala qui ne veulent pas que leurs montagnes, leur ville, leur eau, leur terre et jusqu’à eux-mêmes soient transformés en marchandises, je dis Non à Agua Rica, et Oui à la vie.  

Depuis divers endroits d’Argentine, d’Amérique latine et du monde, nous sommes nombreux à être préoccupés et à regarder attentivement en direction d’Andalgala. J’espère que la répression dont les habitants d’Andalgala avaient été victimes le 15 février 2010 ne se répétera pas, tout comme j’espère que les années les plus sombres de l’histoire de l’Argentine font définitivement partie du passé.

Avec espoir et confiance,

Signature

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